L’épisode s’ouvre sur un panoramique de la chambre que Dale Cooper occupe au Great Northern Hotel. Les murs sont couverts de bois, un râtelier à fusil en pattes de biche surplombe le lit, un faisan empaillé trône sur la table de chevet. Cooper détaille son installation à Twin Peaks à Diane-le dictaphone. Chaussé d’une paire de bottes métalliques accrochées à une barre de fer, il est suspendu la tête en bas, les bras croisés. Il porte des chaussettes, des porte-chaussettes, un caleçon à carreaux et un marcel.
Puis dans la salle du petit déjeuner de l’hôtel on lui sert une tasse de café. À la serveuse qui allait partir, Cooper demande de s’arrêter. Il avale une gorgée du liquide noir et complimente la serveuse ravie : « You know, this is, excuse me, a damn fine cup of coffee. » C’est la première mention du goût de Cooper pour cette boisson chaude, qui sera une constante tout au long de la série, même vingt-cinq ans plus tard.
« You know, this is, excuse me, a damn fine cup of coffee. »
Audrey Horne (Sherilyn Fenn), la fille de Benjamin Horne le directeur de l’hôtel, s’invite à sa table et commence à le draguer assez peu subtilement. On a déjà vu Audrey dans le pilote, j’ai oublié d’en parler. C’est elle qui avait fait fuir des investisseurs norvégiens invités par son père, en évoquant seule devant eux le meurtre de Laura Palmer.
Arrivé au poste de police où tout le monde s’empiffre de beignets et parle la bouche pleine, Cooper expose le programme de la journée au shérif Truman qui mâche lui aussi un beignet entier mais sans pouvoir dire un mot : interroger les trois prisonniers, d’abord James Hurley, puis Bobby et Mike, étudier le dossier d’autopsie et rendre visite aux époux Palmer.
Après leur interrogatoire, que Cooper libère James, Bobby et Mike, convaincu de leur innocence. Cependant, d’autres suspects se font jour. Dans le paquet de linge sale que son mari violent Leo vient de lui ordonner de laver, Shelly Johnson, la jeune serveuse du Double R, découvre une chemise tachée de sang. Effrayée, elle la cache dans un tiroir. Quant à Ed Hurley, il soupçonne un certain Jacques Renault, barman, d’avoir drogué sa bière avant la bagarre qui a eu lieu au Bang Bang Bar la veille. À la fin de l’épisode, le docteur Jacoby écoute une des cassettes-journal que Laura lui envoyait et sort d’une boîte la moitié du pendentif en forme de cœur que James avait enterrée.
En parlant d’Ed, on en apprend un peu plus sur sa femme tyrannique et borgne Nadine (Wendy Robie). Mais rien qui n’ait à voir de près ou de loin avec l’affaire. En effet, Nadine s’est mis en tête d’inventer une tringle à rideaux silencieuse grâce à des boules de coton. C’est un des personnages qui n’auront pas vraiment de prise sur l’intrigue mais dont l’existence donne à Twin Peaks son excentricité si particulière et parfois loufoque, par petites touches inattendues. C’est aussi dans cet épisode que, lors de leur visite à Josie Packard, Cooper et Truman s’apprêtent à boire un café mais sont arrêtés dans leur élan par Pete Martell qui leur révèle qu’il y avait un poisson dans le percolateur.
Apparaît devant elle un homme aux cheveux longs poivre et sel, vêtu d’une veste en jean
La deuxième incursion du surnaturel intervient une nouvelle fois chez les Palmer. Lors de la visite que Donna lui rend, Sarah Palmer prend celle-ci pour Laura — super effet spécial du visage de Laura incrusté sur celui de Donna — et la serre dans ses bras quand soudain apparaît devant elle un homme aux cheveux longs poivre et sel, vêtu d’une veste en jean, accroupi au pied d’un lit. Elle hurle.
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